Une dératisation qui se limite à poser des appâts donne un résultat visible pendant quelques semaines, puis le problème revient. La raison est mécanique : tant que les accès restent ouverts, de nouveaux individus remplacent ceux qui ont été éliminés.
Par où passent-ils
- Les traversées de canalisations non rebouchées, sous éviers et derrière les WC.
- Les siphons de sol de caves et de locaux techniques, sans grille.
- Les bas de portes de locaux poubelles et de parkings, avec un jeu supérieur à 6 mm.
- Les gaines électriques et de ventilation, notamment en faux plafond.
- Les fissures de façade en pied d'immeuble et les regards non scellés.
- Les vide-sanitaires accessibles depuis le jardin ou la cour.
Les bons matériaux
La laine d'acier inoxydable associée à un mortier de rebouchage est la référence : le rongeur ne peut pas la ronger. La mousse expansive seule ne sert à rien, elle est traversée en une nuit. Les grilles doivent être en acier galvanisé, à maille de 5 mm maximum, et vissées plutôt que collees.
Et les appâts, alors ?
Ils restent indispensables pour réduire la population déjà installée. Ils doivent être placés dans des postes verrouillés, fixes et numérotés, reportés sur un plan de masse. En zone de vie, les pièges mécaniques sont préférables : ils évitent les cadavres inaccessibles dans les cloisons, source d'odeurs et de mouches.
Appâtage sans obturation : le problème revient. Obturation sans appâtage : les rongeurs déjà présents restent enfermés à l'intérieur. Les deux sont indissociables.

